Les écrans pendant les études: attention au multitâche!

Conseils aux parents
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Les écrans pendant les études: attention au multitâche!

Les écrans sont autant de sources de distraction qui viennent diminuer la performance et la productivité de votre jeune pendant ses devoirs. Les bannir n’est pas nécessairement la solution. Mais il y a plusieurs façons de mieux les gérer.

Est-ce que votre ado fait ses devoirs en écoutant des vidéos sur YouTube? Garde-t-il son cellulaire à portée de main lorsqu’il étudie pour son examen du lendemain? Puis, quand il rédige ses travaux scolaires à l’ordinateur, laisse-t-il des fenêtres ouvertes pour clavarder avec ses amis? Il n’est pas le seul! Selon une étude menée par la California State University, 80 % des étudiants interrogés avouent partager leur attention entre les écrans et leurs devoirs « de souvent à très souvent ».

Le problème avec le multitâche

Quand votre ado texte en même temps qu’il rédige son exposé oral ou qu’il arrête son exercice de mathématiques chaque fois qu’une notification apparaît sur son téléphone, il s’adonne au multitâche. Même si votre enfant a l’impression qu’il est passé maître dans l’art de faire plusieurs choses à la fois, les experts s’entendent pour dire que c’est l’une des pires routines d’étude qu’un jeune peut développer. Leurs recherches montrent que le multitâche nuit entre autres à la concentration, à la capacité d’apprentissage et, par le fait même, à la productivité et aux performances scolaires.

Sans le savoir, votre petit pro du multitâche prolonge sa période de devoirs, à cause du temps passé sur les écrans bien sûr, mais aussi à cause du temps requis pour se replonger dans la matière par la suite. Puis, pendant les devoirs, papillonner d’une activité à une autre cause une plus grande fatigue mentale ainsi qu’une distraction, ce qui augmente le risque de faire des erreurs. Il est également prouvé que les élèves retiennent moins bien les informations, voire pas du tout, lorsque leur attention est divisée pendant qu’ils étudient.

Les écrans, une source de distraction

En théorie, la télévision, le cell, la tablette et l’ordinateur devraient tous être éteints durant la période des devoirs. Mais il faut se rendre à l’évidence: il est impossible de les bannir complètement. Certains travaux nécessitent une recherche sur Internet ou doivent être écrits à l’ordi. Puis, plusieurs jeunes créent des groupes d’étude, sur Facebook par exemple, où ils peuvent échanger sur leurs travaux scolaires, poser leurs questions et s’entraider avant un examen.

Au quotidien, comme pendant les études, il y a des moments appropriés et inappropriés pour utiliser les écrans. « Quand l’utilisation des écrans est requise pour les devoirs, il faut assurer un certain contrôle parental: vérifier s’il y a des trucs qui pourraient distraire l’ado de son travail, comme les onglets ouverts sur les réseaux sociaux, ou bloquer l’accès à certains sites à l’aide des fonctions de contrôle parental », recommande la psychoéducatrice Stéphanie Deslauriers.

Limiter plutôt que bannir

Pour éviter qu’une dynamique du chat et de la souris s’installe dans la famille à l’heure des devoirs, parce que vous interdisez l’accès aux écrans et que votre enfant cherche constamment à contourner les limites, entendez-vous préalablement sur une routine de travail. Par exemple, après chaque tranche de 20 ou de 30 minutes d’étude, votre enfant peut prendre une « pause techno » de 5 ou 10 minutes pour consulter ses textos ou les réseaux sociaux.

Plusieurs autres stratégies peuvent être utilisées pour éviter qu’Internet et les écrans se transforment en sources de distraction pendant les devoirs, telles que:

  • Désactiver momentanément certaines notifications (Facebook, Instagram, textos).
  • Créer d’avance une playlist pour qu’il puisse l’écouter sur son téléphone ou sa tablette en mode avion. Il peut aussi utiliser des écouteurs Bluetooth pour placer l’appareil hors de vue.
  • Utiliser des applications ou des sites qui améliorent sa concentration quand il étudie (p. ex.: RespiRelax, Calm, Relax Melodies).

« C’est important d’impliquer votre ado dans la recherche de solutions, souligne Stéphanie Deslauriers. La discussion vous permettra de prendre en compte son point de vue et de le sensibiliser à une saine utilisation des écrans. Mais, s’il n’y a pas consensus, c’est à vous de trancher en choisissant la stratégie à mettre en place parmi toutes celles qui ont été proposées. »

PAR

Équipe PAUSE

en collaboration avec Stéphanie Deslauriers, M. Ps. Éd. Psychoéducatrice, autrice, et conférencière.

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