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Le deuxième 24h de PAUSE: un défi de déconnexion populaire!

Par équipe PAUSE

Le deuxième 24h de PAUSE: un défi de déconnexion populaire!

Qu’avez-vous fait le 22 novembre 2020? Plus de 3 500 jeunes Québécois de 16 ans et plus ont pour leur part participé au deuxième 24h de PAUSE. Retour sur cette expérience de déconnexion qui a suscité la réflexion…

Depuis le début de la pandémie, en raison des mesures de confinement, le temps d’écran de tout le monde a considérablement augmenté. En effet, du jour au lendemain, nos ordinateurs, téléphones intelligents et tablettes sont devenus (par moments) la seule façon de continuer d’étudier, de travailler et de rester en contact avec nos proches. Cela dit, savoir les mettre sur pause actuellement est plus essentiel que jamais pour essayer de garder un équilibre entre notre vie en ligne et hors ligne.

Afin de se coller à cette nouvelle réalité, la formule de la deuxième année du 24h de PAUSE a été revue: alors qu’en 2019 on proposait 24 heures sans écran pour les loisirs (autant le cell, la télé, l’ordi que la tablette), en 2020, on a ajouté trois défis de déconnexion supplémentaires, c’est-à-dire les jeux vidéo, les réseaux sociaux et le streaming. « En offrant plusieurs options, on voulait encourager les jeunes à réfléchir à leur principale problématique en lien avec les écrans pour qu’ils puissent relever un défi en particulier. Mais, concrètement, il n’y avait pas de bons ou de mauvais choix. Le plus important pour nous était de les inviter à vivre une expérience de déconnexion adaptée à leurs habitudes », explique Julie Mayer, coordonnatrice de la campagne sociétale PAUSE.

Quoi faire sans écran?

Le 22 novembre 2020, plus de 3 500 jeunes ont participé au 24h en se déconnectant selon l’option choisie et en s’inspirant de conseils pratiques et de courriels de soutien sympathiques. Les participants étaient par la suite conviés à répondre à un sondage pour donner leurs impressions sur leur expérience. Parmi les répondants, âgés de 16 à 29 ans, c’est passer 24 heures sans réseaux sociaux qui a été le plus populaire (50 %), suivi par 24 heures sans écran (30 %), puis sans jeux vidéo (10 %) et sans streaming (10 %). En toute honnêteté, 41 % ont dit avoir trouvé le défi plutôt ou très difficile à relever. D’ailleurs, 34 % ont avoué ne pas avoir tenu le coup pendant les 24 heures. « Pour nous, le plus important n’était pas que le jeune réussisse son défi ou non, mais qu’il puisse réfléchir à son usage des écrans, précise Julie Mayer. On veut qu’il évalue s’il est capable de passer une journée déconnectée et, si la réponse est non, qu’il se demande pourquoi et ce qu’il peut faire autrement. »

Interrogés sur les difficultés rencontrées en cours de journée, 44 % ont indiqué s’être ennuyés, 37 % ont trouvé difficile de ne pas pouvoir communiquer avec leurs amis et leur famille, et 33 % ont eu du mal à relaxer sans écrans. « La techno est là pour de bon. Nous vivons déjà dans un monde hyperconnecté dans lequel les écrans prendront toujours de plus en plus de place, rappelle Julie Mayer. Alors, ce qu’on souhaite avec cet événement, c’est d’amener les jeunes à réaliser que la vie n’est pas plate sans eux et que c’est possible d’en reprendre le contrôle, de les garder à notre service et non l’inverse. »

Se brancher plus consciemment

Les jeunes ont effectué quelques prises de conscience sur la place que prennent Internet et les écrans dans leur vie: 23 % ont avoué y consacrer plus de quatre heures par jour pour les loisirs uniquement, et 58 % ont rapporté avoir l’impression que leur utilisation est moyennement ou très problématique.

Parmi les principaux constats, la majorité s’est rendu compte qu’elle utilise la techno par automatisme (70 %) ou pour se désennuyer (59 %), puis ils sont nombreux à avoir compris que ça les amène à procrastiner (44 %) et qu’ils sous-estiment la place qu’elle prend dans leur vie (41 %). « En espérant que le 24h serve à “casser” cet automatisme qu’ont beaucoup de gens de se tourner vers les écrans dès qu’ils ont du temps libre. On souhaite qu’ils arrivent à se connecter de façon plus consciente et qu’ils découvrent les bienfaits des pauses sans écran, comme faire d’autres activités qu’ils aiment et qu’ils avaient peut-être délaissées », commente Julie Mayer.

Les répondants semblent du même avis, puisque 82 % d’entre eux envisagent de planifier d’autres moments de déconnexion d’une demi-journée ou plus au cours des mois qui viennent, et 96 % ont indiqué qu’ils participeront au défi l’an prochain. On sait déjà qu’il aura lieu le 21 novembre 2021… Vous joindrez-vous à eux?

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