Équilibre numérique

Écrans et famille: quelques conseils pour limiter les risques

Écrans et famille: quelques conseils pour limiter les risques

L’équilibre numérique est plus qu’une question de temps passé en ligne. C’est aussi une question d’individus, de moments et de types de contenus. Certains d’entre eux contribuent davantage à notre bien-être, tandis que d’autres comportent plus de désavantages ou sont tout simplement plus chronophages. Voici quelques informations pour mieux choisir le contenu en ligne de sa famille, parents comme enfants.

Les contenus à valeur ajoutée

Certains contenus gagnent à être priorisés afin de tirer plus d’avantages de notre utilisation des écrans. Les contenus qui procurent plus de bienfaits sont les suivants:

  • Contenus éducatifs: Certains tutoriels, vidéos éducatives, applications et jeux peuvent nous aider à développer nos connaissances et nos compétences, que ce soit à l’école, au travail ou dans nos loisirs. Et que ce soit pour apprendre l’histoire, les sciences, la cuisine, le jardinage ou le bricolage, Internet offre de nombreuses possibilités, selon notre âge et nos centres d’intérêt.
  • Contenus rassembleurs: Certains contenus nous permettent de nous rassembler en famille ou entre amies et amis, et de passer du bon temps ensemble. Ils favorisent les échanges et les discussions tout en mettant en valeur les moments partagés. Par exemple, organiser une soirée cinéma, regarder un match de hockey ou un concert, ou encore jouer en équipe à un jeu vidéo sont autant d’activités qui nous réunissent grâce aux écrans.
  • Contenus interactifs: Plusieurs plateformes favorisent l’interaction avec des personnes connues (famille, amis ou amies, etc.) ou inconnues (groupes, forum, etc.). Cela comporte de nombreux avantages, car il existe des groupes d’étude, des groupes de soutien ou des communautés virtuelles qui permettent d’interagir avec d’autres personnes ayant des centres d’intérêt communs. Des plateformes ou des applications telles que Messenger permettent aussi de créer et d’entretenir nos liens sociaux par écrit et même en vidéo. Toutefois, on doit faire preuve de vigilance, car certains risques existent. On peut les diminuer en ajustant les paramètres de vie privée et de confidentialité au besoin et à l’âge de l’usager.

Les contenus comportant plus de risque

Certains types de contenus procurent moins de bienfaits et peuvent même nuire à notre bien-être. Et plus nous en consommons, plus les risques d’en subir les effets négatifs augmentent. Nous avons donc avantage à limiter les contenus suivants:

  • Contenu qui isolent: Certains types de contenus sont utilisés de manière solitaire et isolée des autres. Cela n’est pas problématique en soi, mais l’utilisation à long terme peut contribuer à un sentiment de solitude et faire en sorte que la personne se referme sur elle-même.
  • Contenu qui utilisent une approche de jeu de hasard et d’argent ou une forme de monétisation: Certaines activités en ligne (applications, réseaux sociaux, jeux sur console ou mobile) donnent des récompenses de façon imprévisible ou au hasard. Ce type de fonctionnement stimule davantage la dopamine, une hormone liée au plaisir, et peut favoriser le développement du cycle de la dépendance d’une personne. Il devient alors plus difficile de garder un usage équilibré et contrôlé, surtout lorsqu’il faut payer pour obtenir des récompenses. Les réseaux sociaux utilisent aussi parfois des notifications aléatoires (utiles ou non) pour attirer notre attention. Ces stratégies peuvent influer sur nos comportements, d’où l’importance de faire preuve de vigilance. Les enfants et les jeunes ados sont particulièrement vulnérables à ces effets, puisque leur cerveau est encore en développement.
  • Contenus qui montrent des comportements violents ou malsains: Certains contenus en ligne montrent des scènes de violence très réalistes, parfois même interactives, comme dans certains jeux de tir à la première personne. Une exposition fréquente à ce type de contenu peut faire augmenter les comportements agressifs et diminuer l’empathie, surtout chez les enfants ou les personnes plus vulnérables. Les enfants sont plus portés à imiter la violence lorsqu’elle est visuelle (plutôt que décrite), facile à reproduire (comme frapper ou donner des coups) et présentée comme amusante, que ce soit dans des dessins animés ou avec de vrais personnages. Il est donc recommandé de limiter, voire d’éviter complètement ces contenus chez les jeunes enfants.
  • Contenus qui diffusent des publicités: Certains sites Web, plateformes, applications et sites de diffusion en continu (streaming) diffusent beaucoup de publicités. À moins qu’un contrôle parental ait été initialement activé dans les paramètres (lorsque la fonctionnalité est offerte), ces publicités sont omniprésentes! Les enfants ont du mal à comprendre que les publicités rendent les choses plus belles et excitantes que dans la vraie vie, ce qui les rend plus vulnérables aux «pièges» des techniques marketing. Pour les plus jeunes, il est préférable d’opter pour un contenu exempt de publicités lorsque possible.

Et les contenus «neutres»?

Certains contenus ont peu ou n’ont pas de valeur ajoutée et sont souvent consommés de façon passive, sans but spécifique. À petites doses, ces contenus peuvent être une source de divertissement et de plaisir. Mais il existe un risque de perdre le contrôle et de dépasser notre «point de bascule», c’est-à-dire le point au-delà duquel ce contenu n’a plus d’effet positif sur nous. C’est à ce moment qu’on parle de «calories vides numériques», par exemple visionner des séries en rafale ou regarder des vidéos de chats à l’infini. Parfois, on tombe simplement dans un automatisme de défilement (ou un état un peu second) duquel on doit apprendre à sortir en se disant qu’il est temps de passer à autre chose. À chaque personne, enfant et parent, d’être attentive à son point de bascule!

 

En conclusion, il faut garder en tête que la consommation numérique de notre jeune (et la nôtre!) n’a pas besoin d’être parfaite. Comme pour l’alimentation, l’équilibre est toujours la meilleure approche. L’idée ici est de privilégier le plus souvent possible du contenu qui favorise notre bien-être… et ne pas se sentir coupable si on consomme, à l’occasion, quelques «calories vides numériques».

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